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«  Régions dynamisées ! emplois sauvés ! monnaie tokenisée ! et la France libérée !…  »

Par Gabriel Gaspard

Publié le 07 avril 2026, 18:26

Face à l’échec des méthodes traditionnelles pour réduire le chômage, adoptons une stratégie territoriale : transférer tous les financements aux régions, mobiliser l’épargne locale via des livrets réglementés en monnaie tokenisée adossée à l’euro, et soutenir les filières d’avenir pour libérer la France du chômage.

Chômage et contraintes économiques

Les États font face au chômage et à des contraintes économiques. Ils disposent de deux leviers : le budget et la monnaie. Par le budget, un gouvernement peut modifier les dépenses publiques et les prélèvements. Pour la monnaie, la banque centrale agit sur la quantité de monnaie ou sur son prix, c’est-à-dire les taux d’intérêt. Depuis la création de l’euro, la France ne maîtrise plus sa monnaie. C’est l’Eurosystème qui a pour mission de maintenir la stabilité des prix et de préserver la valeur de l’euro. Il réunit la Banque centrale européenne BCE et les banques centrales nationales. La BCE assure aussi la surveillance prudentielle des établissements de crédit dans la zone euro et pour certains États participants hors zone.

Selon le Traité de fonctionnement de l’Union Européenne TFUE, relancer la croissance est nécessaire pour réduire le chômage. Le redressement doit passer par une politique de l’offre et par la levée d’obstacles structurels. Les réformes proposées sont variées : plus de flexibilité sur le marché du travail, ouverture des marchés de biens et services, simplification des régimes fiscaux, réduction du poids des dépenses publiques, notamment sociales. Ces réformes, de tendance libérale, suscitent des critiques. On questionne leur efficacité et on dénonce les efforts d’austérité imposés à certaines populations et leurs conséquences sociales. Les principes du passé préconisaient « les réformes structurelles contribuent à stimuler l’emploi, encouragent les créations d’entreprises et améliorent la productivité… Les réformes sur le marché du travail, telles que la baisse des charges patronales et la révision des allocations chômage, peuvent faciliter l’entrée dans les rangs de la main-d’œuvre active et la recherche d’emploiOutre qu’elles alimentent la croissance économique, les réformes réduisent le poids de la dette publique sur le long terme. La mise en œuvre de réformes sera donc salutaire pour les États à court d’argent… » Fonds Monétaire International le 13 mars 2017. Les remèdes d’hier suffisentils encore à construire les emplois de demain ? 

Depuis 2000, six réformes majeures de l’assurance-chômage ont été menées en France. L’objectif affiché reste le même : remettre les demandeurs d’emploi au travail. Durcir les conditions d’indemnisation permet aussi de dégager des économies pour l’État. Le taux de chômage était à 8,1% début 2000 et il s’est plié à 7,9% fin 2025. Ces réformes n’ont pas permis de faire baisser réellement le chômage malgré un coût public de l’ordre de 15 Md€ (dernier chiffrage public détaillé : ~15 Md€ en 2023) pour financer un peu plus d’un million d’apprentis en 2025. En 2026, les effectifs d’apprentis devraient commencer à baisser et le taux du chômage progresserait de 0,7 points.

Monnaie tokenisée régionale pour relancer l’industrie et l’emploi

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