Par Gabriel Gaspard
Publié le 07 avril 2026, 00:00
Au sommet, la santé vacille : surveillance publique, responsabilités lourdes et manque de soutien exposent les dirigeants à l’épuisement. Les entreprises doivent instaurer culture, ressources et accompagnement ciblé.
Cette tribune est « une piste d’éclairage, pas une recette ». Ce texte a vocation informative ; chaque dirigeant est unique et doit adapter ces pistes à son entreprise et à son contexte.
La pression silencieuse au sommet : la santé mentale des dirigeants
Les bureaux d’angle et les titres brillants cachent souvent une souffrance. Beaucoup de dirigeants portent seuls le poids des responsabilités. Ils relèguent leur bien‑être au second plan. La stigmatisation autour de la santé mentale reste forte. La glorification de l’épuisement est en train de céder. Le vrai leadership demande de la résilience. Il exige aussi de l’intelligence émotionnelle. Les dirigeants doivent montrer l’exemple pour leur organisation, leurs équipes et eux‑mêmes.
Les dirigeants et décideurs subissent des pressions. Surveillance publique, conséquences morales de leurs choix et fatigue décisionnelle pèsent lourd. Ils portent la responsabilité de la performance. Ces contraintes favorisent isolement et solitude. Maintenir une haute performance dépend de la santé mentale. Les conseils d’administration et équipes dirigeantes doivent créer des conditions de travail protectrices. Les dirigeants doivent rester conscients de leurs états d’esprit, compétences et habitudes. La structure organisationnelle, les pratiques de gestion et les rituels du travail influencent directement la santé mentale.
Les PDG de grandes entreprises subissent une pression publique et médiatique intense, avec un impact mesurable sur le bien‑être au sommet. Les dirigeants de PME et d’ETI montrent des profils contrastés : certaines enquêtes signalent une prévalence notable de stress, troubles du sommeil et isolement, mais aussi des taux de risque de burn‑out parfois comparables ou inférieurs à la population générale selon les échantillons étudiés. Les grandes structures ajoutent des défis organisationnels et logistiques qui compliquent la mise en place de dispositifs de soutien. En pratique, les risques communs sont l’isolement décisionnel, la fatigue cognitive et la stigmatisation ; les différences tiennent à l’exposition médiatique, à la complexité de la gouvernance et à l’accès aux ressources.
Pourtant, une question importante est encore souvent négligée : qui soutient le bien-être mental de ceux qui sont au sommet ? Les réponses sont fragmentaires. Les conseils d’administration et les équipes de direction ont un rôle clé. Les organismes professionnels et les parties prenantes doivent aussi intervenir. Les structures organisationnelles, les pratiques de gestion et les rituels du travail influencent ce soutien. Les dirigeants manquent souvent d’interlocuteurs de confiance et souffrent d’isolement. Le soutien formel reste limité et les ressources spécifiques aux décideurs sont rares. La responsabilité commence au sommet : les dirigeants doivent modéliser le soin de soi et la vulnérabilité. Des approches collectives et des dispositifs adaptés sont nécessaires.









