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 » Présidentielle 2027 – climat : urgence ou oubli ? « 

vast namib desert landscape with sand dunes

Par Gabriel Gaspard

Publié le 27 juillet 2026, 08:27

Il n’y a plus de saisons : entre inondations, incendies et canicules, les Français subissent les extrêmes. La planète réclame des fonds massifs. Les États dépensent ailleurs. Il est temps de faire de la finance climatique la priorité mondiale

Il est désormais établi que l’activité humaine a réchauffé la planète. Seuls des investissements massifs peuvent limiter les dégâts. Il faut une mobilisation financière mondiale immédiate. C’est une guerre des capitaux à mener sans délai. Elle pourrait éviter des millions de victimes. Des COP de 1995 à 2025 dressent un bilan amer, parfois catastrophique. Citoyens, gouvernements et entreprises veulent tous mieux, mais concilier croissance, profit et protection climatique reste le grand défi.

Les feux gagnent en durée et en intensité. Ils ravagent forêts et infrastructures et provoquent des évacuations massives. Les inondations surviennent en crues soudaines ou par montée lente du niveau de la mer. Villes et campagnes se retrouvent submergées, populations déplacées. Les accidents mortels se multiplient : noyades liées aux crues, incendies domestiques et accidents routiers lors des évacuations, effondrements d’ouvrages. Les épisodes extrêmes multiplient sinistres et pertes humaines. Les secours sont souvent débordés, les communautés durablement fragilisées. La majorité des pays traversent des crises multiples : énergétique, alimentaire, économique, sanitaire, endettement, etc.

Climat ou IA ? les big tech ont choisi. Alors que la Terre brûle, ils nous bâtissent des data centers**.** Les investissements mondiaux dans l’IA atteignent des niveaux historiques : plus de 470 milliards de dollars aux États‑Unis, 125 milliards en Chine et environ 110 milliards en Union européenne. Le marché global de l’IA est évalué à 168,5 milliards en 2025 et pourrait atteindre 2,76 trillions de dollars en 2032, avec une croissance annuelle moyenne de 32,5%. Derrière ces chiffres, une compétition intense se joue entre États, entreprises et investisseurs, transformant déjà la finance, la santé, l’industrie et les services.

Pour le climat, l’OCDE et l’ONU évoquent désormais des besoins de l’ordre de 1,3 trillions de dollars par an pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2030‑2035. Tel est le défi mondial pour espérer atteindre la neutralité carbone. Les financements actuels dépassent à peine les 100 milliards de dollars annuels. L’écart est colossal. Sans cet effort financier, la planète restera sur une trajectoire de chaos climatique.

Qu’est-ce que l’IA nous apportera en 2035 ? Faut-il geler une grande partie des investissements dans l’IA et transférer ces fonds vers la neutralité carbone ? C’est un choix politique et économique majeur. Prioriser la course technologique ou financer la survie climatique : quelle priorité donnerons-nous à la planète ?

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