
Par Gabriel Gaspard
Publié le 5 décembre à 0:00
150 000 PME sont en danger de mort. Les mesures actuelles ne pourraient pas suffire à aider les petites et moyennes entreprises. Les PME seraient responsables de 12 à 14% des émissions françaises de CO2. Le budget vert de l’État est faible. Le marché de la finance verte est dominé par des grands acteurs. Alors peut-on protéger les PME ?
“L’augmentation des prix de l’énergie, c’est un tsunami qui est en train de se profiler. 150 000 entreprises sont en danger de mort. C’est colossal“, annonce Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CPME, sur France Info.
Des dispositifs insuffisants
Pour faire face à cette menace, le gouvernement a introduit plusieurs dispositifs d’aide aux entreprises : le guichet d’aide au paiement des factures de gaz et d’électricité, les mesures de soutien aux entreprises en 2023, le PGE Résilience, projet “industrie Zéro fossile”, etc. Il apparait d’avance que toutes ces mesures ne pourraient pas suffire à aider les entreprises à faire face à leurs dépenses énergétiques et à devenir durables.
Les PME responsables. D’après l’INSEE, la France comptait en 2018 3,9 millions de PME qui employaient 2,4 millions de salariés et réalisaient 20% de la valeur ajoutée. Concernant l’objectif zéro carbone, la majorité des PME est démunie. Elles seraient responsables de 12 à 14% des émissions françaises de gaz à effet de serre d’après CESE. A ce titre la responsabilité des PME est essentielle.
Le marché de financement est dominé par de grands acteurs. Selon Damien Demailly, directeur adjoint de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), “les dépenses de l’État en faveur de l’environnement vont augmenter de 2,4 milliards d’euros l’an prochain, et non de 4,5 milliards comme l’affiche le gouvernement, à cause de la non prise en compte des crédits de la relance. Et les 45 milliards de coût du bouclier tarifaire sont largement gommés“. Le marché de financement vert ne profite pas aux PME et est “dominé par de très grands acteurs qui verdissent leur offre et animé par des spécialistes de l’investissement durable”. Publication Novethic avec la participation de l’ADEME.
Des idées pour protéger les PME pendant une crise perdurable de l’énergie
Au niveau de l’Europe
Il existe plusieurs programmes pour la compétitivité des moyennes et petites entreprises. Le COSME poursuit plusieurs objectifs : renforcer la compétitivité et le développement durable des entreprises européennes; encourager une culture d’entreprise et promouvoir la création et la croissance des PME. Il existe des programmes comme InvestEU pour stimuler l’investissement et le fonds de cohésion pour soutenir les investissements dans le domaine de l’environnement et des réseaux trans européens dans le domaine des infrastructures de transport. Il ne faut pas oublier le groupe de la Banque européenne d’investissement BEI.
Concernant la politique énergétique, les programmes de transformation du marché et d’innovation tels que LIFE CET et horizon Europe contribuent à soutenir la transition vers une économie fondée sur des énergies renouvelables et climatiquement neutres.
La Commission a publié une boîte à outils de mesures en octobre 2021. Les pays de l’UE peuvent l’utiliser pour aider les ménages et les entreprises, telles que l’aide au revenu, les chèques énergie, les remises sur les factures ou le soutien financier aux mesures d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable. Nous avons vu le gouvernement piocher dans ces mesures pour apporter des solutions aux Français. On a eu des mesures très limitées.










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