Par Gabriel Gaspard
Publié le 04 janvier 2026, 10:00
Des informations choisies chaque dimanche
Épargne en hausse : prudence renforcée des ménages en Europe, surtout en France
Face aux incertitudes internationales et nationales, la prudence des consommateurs s’accentue : en 2025, le taux d’épargne de la zone euro remonte à 16%, soit +3,5 points par rapport à l’avant‑Covid, tandis qu’en France il dépasse 18,5%, soit +5 points par rapport à la période pré‑pandémique ; à l’inverse, aux États‑Unis l’épargne recule d’environ 2 points sous son niveau d’avant Covid, les ménages y dépensant la sur‑épargne et les gains boursiers des actionnaires alimentent également ces mouvements.
Santé hausse des tarifs chez certains spécialistes dès le 1er janvier
Les consultations de pédiatres, psychiatres, neurologues, dermatologues et d’autres spécialistes verront leur tarif augmenter au 1er janvier dans le cadre de la convention 2024‑2029. La mesure s’accompagne d’une refonte des forfaits versés aux médecins traitants et de nouvelles consultations longues pour les seniors, ce qui peut impacter le reste à charge selon les mutuelles.
La fin de l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) expose désormais les fournisseurs alternatifs et, par ricochet, les consommateurs à la fluctuation des prix de gros ; les associations estiment que la disparition de ce mécanisme protecteur pourrait alourdir les factures à moyen terme, même si le gouvernement assure une stabilité pour la majorité des ménages et prévoit de remplacer l’ARENH par un mécanisme de redistribution (Versement nucléaire universel) et des garde‑fous, la crainte demeure que ces dispositifs ne compensent pas entièrement la perte du prix régulé et n’entraînent un transfert de coûts vers les consommateurs en cas de remontée des prix de marché.
Risque de hausse des impôts locaux pour certaines entreprises en 2026
Selon l’article, certaines entreprises pourraient voir leurs impôts locaux fortement augmenter en 2026 en raison de la révision des bases et de décisions locales : la réévaluation des valeurs locatives, la fin de dispositifs temporaires et des haussements de taux votés par les collectivités exposent particulièrement les sociétés disposant de grandes surfaces ou de locaux coûteux (commerce, logistique, grande distribution), ainsi que celles qui avaient bénéficié d’exonérations ; l’impact dépendra fortement de la commune et du secteur d’activité, et pourrait alourdir sensiblement les charges fiscales pour les entreprises concernées.
Les milliardaires toujours plus riches et moins nombreux
La richesse des milliardaires a encore augmenté en 2024, creusant les inégalités au sein même de ce petit groupe : la fortune globale des milliardaires a progressé de 10,3% l’an dernier et 3 508 personnes détiennent désormais plus d’un milliard de dollars, mais la richesse se concentre fortement. 26 individus possèdent plus de 50 milliards de dollars chacun, concentrant une part croissante du patrimoine total ; géographiquement, la concentration reste élevée dans les pays riches, principalement aux États‑Unis et en Europe, avec New York en tête des villes qui abritent le plus de milliardaires, suivie de Hongkong, San Francisco, Londres et Los Angeles, tandis que Paris se classe douzième ; sectoriellement, la tech a connu la plus forte progression du nombre de milliardaires (+198% sur dix ans), suivie par le divertissement (+146%), la santé (+75%) et la finance (+74%), ce qui illustre le rôle central des gains liés aux nouvelles technologies dans l’accumulation de fortunes extrêmes ; au sein du club des milliardaires, la majorité (83%) se situe dans des fourchettes de 1 à 5 milliards, mais ces groupes « bas » et « intermédiaire » ne détiennent que 38% de la richesse totale, tandis que la petite élite ultrariche (les 26 plus riches) voit sa part passer de 4% en 2014 à 21% aujourd’hui, signe d’une polarisation croissante ; cette dynamique renforce des disparités internes au sein des très riches et que la concentration géographique et sectorielle rend la classe des milliardaires moins diverse qu’il n’y paraît, avec une domination marquée des entrepreneurs de la tech et quelques familles industrielles et héritières en Europe, ce qui pose des questions politiques et fiscales sur la redistribution et la régulation des super‑fortunes dans un contexte où la richesse mondiale des ultra‑riches continue de croître malgré les crises économiques et les débats publics sur l’équité et la justice fiscale.
Emploi : le chômage pourrait remonter en 2026
L’Insee anticipe une légère remontée du chômage à environ 7,8% en 2026, la création nette d’emplois restant trop faible pour absorber la hausse de la population active ; les entreprises freinent les recrutements face aux incertitudes, entraînant une stagnation de l’emploi salarié malgré des poches de dynamisme dans certains secteurs.
Hausse des mutuelles en 2026 : une taxe et le vieillissement pèsent sur les prix
La nouvelle taxe sur les cotisations des complémentaires santé, conjuguée au vieillissement de la population et à la hausse des dépenses médicales, pousse les organismes à répercuter des coûts supplémentaires sur les assurés ; en 2026, cela se traduira par des hausses de primes pour de nombreux contrats, avec un impact variable selon les garanties et les profils (seniors, familles, entreprises) et un risque d’alourdissement du reste à charge pour les ménages.
SMIC revalorisé au 1er janvier 2026
Le SMIC est revalorisé de 1,18% au 1er janvier 2026, portant le salaire minimum à 1 823,03 € brut par mois (environ 1 443,11 € net) ; il s’agit d’une hausse automatique liée à l’inflation et à l’évolution des salaires, sans coup de pouce du gouvernement.









